Roussel Mickaël Christian  - Bienvenue sur mon site Internet !

Prochain rendez-vous :
conférence le vendredi 5 mai 2017
à la médiathèque de Wavrans-sur-l'Aa à 18 h
Les derniers témoins
Pierre Wallon (1923-2015),
un portrait parmi d'autres

Réservations souhaitées au
03 21 38 16 50  ou 06 82 10 94 86
ou bibliwavrans@orange.fr
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Nœux-les-Mines : 37ème assemblée générale des
Combattants Volontaires de la Résistance du Pas-de-Calais
"Notre devoir est de commémorer le sacrifice de ces femmes et ces hommes" (Nelly-France Ducatel)

Les Combattants Volontaires de la Résistance du
Pas-de-Calais (CVR 62) ont tenu leur assemblée générale ce dimanche 2 avril 2017 à Nœux-les-Mines. L'association présidée par Nelly-France Ducatel s'est réunie à la salle de l'Hôtel de Ville.

Phototagraphie ci-dessus : Alain Triquet, trésorier (à gauche), Nelly-France Ducatel, présidente (au micro), René Lesage, secrétaire (à droite) entourent ici Serge Marcellak, maire de Nœux-les-Mines.

Photographie ci-dessous : L'association a offert en remerciement une assiette en porcelaine au maire Serge Marcellak.

Dans son mot de bienvenue, le maire Serge Marcellak a souligné le mérite de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale tout en rappelant le "rôle essentiel" que jouent les associations patriotiques à travers le "devoir de Mémoire". A l'image des Combattants Volontaires du Pas-de-Calais qui œuvrent pour le souvenir des sacrifiés de la Liberté et de la Paix. "Sans la Résistance... où serions-nous aujourd'hui ?" s'interroge Serge Marcellak.
Et de mettre à l'honneur Marcel Houdart, natif de Nœux-les-Mines, et qui "a payé cher de ses actes héroïques". Son engagement dans la Résistance lui coûtera son arrestation en juin 1944 puis sa déportation par le "Train de Loos" le 1er septembre 1944 au départ de la gare de Tourcoing vers le terrible camp de Sachsenhausen en Allemagne. Au péril de sa vie... 

Nelly-France Ducatel a un parcours tout aussi chaotique. Pour ne pas dire atypique puisqu'elle est née de parents résistants (le papa s'éteint au camp de Nordhausen mais la maman rentre de déportation en 1945). Nelly-France a vu elle-même le jour en déportation en juillet 1944. Une naissance qui tient presque du miracle...
L'association qu'elle préside aujourd'hui depuis plusieurs années se veut de perpétuer la mémoire de tous ces hommes et femmes ayant combattu au sein de la Résistance. A l'instar de Raymonde Ragnault-Déclémy, internée à la prison Saint-Nicaise à Arras pour avoir aidé un agent de renseignement du colonel Rémy, décédée à l'âge de 91 ans en septembre dernier.

Un autre cheval de bataille est celui du concours de la Résistance et de la Déportation. Le thème de l'année scolaire 2016-2017 porte sur "La négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazi". Vaste sujet sur lequel ont planché les collégiens et lycéens...
De même, l'association entreprend des actions de Mémoire par le biais de témoignages, expositions, colloques et journées d'études. Elle soutient des projets de publication comme le Dictionnaire des déportés de Dora et dont la parution placée "sous l'égide" de La Coupole (Centre d'Histoire et de Mémoire du Nord-Pas-de-Calais) pourrait ainsi aboutir en 2020... 

Avant la cérémonie au monument aux morts, René Lesage a présenté un exposé historique sur la Résistance dans le pays de Nœux-les-Mines pendant la Seconde Guerre mondiale. Et de conclure qu'"après le temps de la guerre, vient le temps de la Mémoire". Il s'agit d'une "Mémoire essentielle mais compliquée". Une Mémoire à la fois plurielle et universelle. Celle des fusillés. Celle des déportés non rentrés ou rentrés qui est aussi "celle avec les témoins, les enseignants et les associations locales".

Texte et photographies : Mickaël Roussel / avril 2017.
Reproduction interdite. 

Retour en images sur la cérémonie au monument aux morts
(pour lire les légendes, passez votre souris sur les vignettes)
















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Conférence, samedi 28 janvier 2017
Médiathèque Elie Wiesel, Béthune
Les derniers témoins
Une histoire de la déportation depuis le Nord de la France


Une conférence était programmée le samedi 28 janvier 2017 à la médiathèque Elie Wiesel à Béthune. L’exposé a rappelé les grandes phases de la déportation depuis le Nord de la France, et présenté les portraits des derniers témoins. Une lecture de plusieurs témoignages a également été proposée.

Salle comble à la médiathèque Elie Wiesel de Béthune. Amateurs d'histoire et passeurs de mémoire ont répondu présent !

Message introductif
" En ce 27 janvier était commémoré le souvenir de l'Holocauste avec le 72ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. La Mémoire ne saurait oublier ces hommes, femmes et enfants juifs et tziganes que les nazis ont expédiés à la mort dans des camps d'extermination. Tous victimes d'un système destructeur et d'une idéologie horrible.
Nous sommes aujourd'hui rassemblés à Béthune à la médiathèque Elie Wiesel. Elle porte le nom d'un personnage que j'admire. Elie Wiesel avait survécu à la Shoah. Le prix Nobel de la Paix lui avait été décerné en 1986.
Je ne vais pas m'éterniser sur l'histoire de la commune de Béthune sous l'Occupation allemande.
Mais je rappellerai la mémoire de la famille Delestrez qui s'est risquée à cacher des enfants juifs de 11 et 10 ans sous la nappe d'une table à manger, ou derrière une armoire ou encore dans un sac à pommes de terre. J'évoquerai également la mémoire d'Alice Legras qui a recueilli dans son magasin de confection à Béthune une petite fille juive âgée de 3 ans.
Une plaque inaugurée en 2016 rend hommage dans la rue des Martyrs à ces Justes parmi les nations.
Je remercie au passage le personnel de la médiathèque et du Furet du Nord pour la co-organisation de cette conférence. Je salue la présence de Nelly-France Ducatel, née de parents résistants en déportation. Je vous remercie de votre présence, Mesdames, Messieurs... "

Un peu d'histoire
Carte des principaux camps nazis pendant la Seconde Guerre mondiale (vers 1943).
Réalisation : Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD). Reproduction interdite.


En Allemagne, les premiers camps de concentration sont crées dès 1933 et enferment tout d'abord les opposants politiques. La toile d'araignée se tisse avec le déclenchement de la guerre en 1939. En Alsace annexée, le camp du Struthof ouvre ses portes en juin 1941. Une politique meurtrière programme la mise à mort des Juifs d'Europe dans des camps d'extermination situés à l'est. Des hôpitaux psychiatriques servent de centres d’euthanasie. Handicapés physiques et mentaux sont assassinés par gaz.
A partir de l'année 1942, le conflit s'enlise. L'exploitation de force de milliers de déportés obéit aux besoins de la production de guerre allemande. Une multitude de camps satellites, les kommandos, alimente les besoins du Reich. La grande industrie recourt parfois jusqu'à la mort à une main-d’œuvre peu coûteuse.
La libération des camps nazis en 1945 se révèle un choc traumatique pour les armées alliées à la vue d'amoncellements de cadavres nus et squelettiques. Parmi les nombreuses vies anéanties, des hommes et des femmes ne se relèveront jamais. Environ 2 000 déportés de répression originaires du Nord-Pas-de-Calais meurent des suites de mauvaises de vie dans les camps de concentration. Une grande majorité des déportés raciaux (1 800 Juifs et Tsiganes) périssent dans les chambres à gaz. Une vaste question se pose... Comment une telle catastrophe humanitaire a-t-elle été rendue possible ?
Le témoignage des derniers témoins de la déportation nous apporte la lumière...

" Les martyrs ont été jusqu'au bout de la souffrance.
Nous leur devons d'aller jusqu'au bout de la vérité "
                                                                       Georges Bernanos (1888-1948)

Portrait
Nelly-France Ducatel voit le jour en déportation un jour d'été 1944 à la forteresse de Kreuzburg (aujourd'hui localité polonaise; en polonais Kluczbork).
Nelly-France est née de parents résistants. Pendant la période de l'occupation allemande, Victor et Alberte Ducatel tiennent un petit café à Roclincourt près d'Arras et rejoignent les rangs de la Résistance dès 1942. Ils cachent des postes-émetteurs. Un atelier sert discrétement de planque. Mais le 18 novembre 1943, la Gestapo opère une perquisition et appréhende les deux résistants. Les tourtereaux sont déportés selon la procédure " Nuit et Brouillard ".
Victor s'éteint à Nordhausen, un kommando du camp de Dora. Enceinte, Alberte  vit l'enfer de plusieurs prisons (Loos, Bruxelles, Essen, Kreuzburg) avant d'accoucher clandestinement. Le 17 juillet de l'année 1944, une co-détenue * arrêtée à Arras, coupe le cordon ombilical. Après la guerre, Alberte Ducatel se marie en secondes noces en 1951 à Arras.
Aujourd'hui, Nelly-France préside au niveau départemental pour le Pas-de-Calais des associations de mémoire (Combattants Volontaires de la Résistance du Pas-de-Calais; Déportés et Internés et Ayants droit de la Résistance).

* Alberte Ducatel nomme dans un enregistrement vidéo Madame Robert, décédée en déportation en 1945.
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Découvrez toute l'histoire de Nelly-France Ducatel dans le livre Sans oublier nos frères. 
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Que la splendeur de l'église Saint-Sauveur
vous apporte du bonheur dans votre cœur...
Meilleurs vœux pour la nouvelle année 2017 !

Cliquez pour faire agrandir.
Photographies : Mickaël Roussel. Reproduction interdite.
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Salon du livre d'histoire et de patrimoine
Samedi 26 & Dimanche 27 novembre 2016, Tourcoing
Rencontre culturelle avec des auteurs

Des livres comme s'il en pleuvait !
Sélection :

Le témoignage de Camille Taccoen plonge le lecteur dans les années noires de la Seconde Guerre mondiale à Cassel et environs, et rend compte de l'état d'esprit général qui règne à l'époque (les massacres en mai 1940 à Wormhout, les problèmes du ravitaillement, le marché noir, la résistance à l'occupant, les joies de la Libération et aussi ses douleurs...).

Le témoin, un ancien instituteur, décrit une facette de la vie pendant l'Occupation sous un angle différent. Et plus particulièrement celui du milieu scolaire...

Camille Taccoen, Jacques Messiant, L'Occupation à Cassel (1940-1945), juin 2011


Le livre L'Occupation à Cassel (1940-1945) est disponible auprès de Jacques Messiant, auteur de plusieurs ouvrages. Courriel : j.messiant@wanadoo.fr
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Conférence, dimanche 6 novembre 2016
Musée de la Résistance de Bondues
La déportation depuis le Nord de la France


La parution en septembre 2016 aux Éditions Sutton de mon ouvrage Sans oublier nos frères. Mémoires de déportés du Nord-Pas-de-Calais a couronné plusieurs années de recherche. A cette occasion, une conférence était programmée le dimanche 6 novembre 2016 à Bondues au musée de la Résistance, lieu de mémoire (68 patriotes fusillés sous l'Occupation).
Mickaël Roussel, 6 novembre 2016.
Photographies : musée de la Résistance, Bondues. Reproduction interdite.

L'exposé historique a évoqué la déportation depuis le Nord de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, et était suivi d'un échange sur la Mémoire. Le témoignage de rescapés, dont celui de Jules Montaigne, a retenu l'attention de l'auditoire...



Portrait
Jules Montaigne, né le 7 septembre 1921 à Wasquehal, a été déporté par le " Train de Loos " au camp de Sachsenhausen en Allemagne, puis transféré à Peenemünde, base d'expérimentation des armes secrètes d'Hitler (V1, V2) située au nord de l'île d'Usedom en Allemagne septentrionale.
Dans un témoignage, il décrit son arrivée au camp de Sachsenhausen :
" A notre arrivée, chassés des wagons à grands coups de botte, nous sommes mis en rang sur le quai de la gare. J'avais autour du cou un essuie-mains en guise de foulard. Un SS me l'arrache et me lance un coup de poing en pleine figure. Je me dis : C'est le hors-d’œuvre ! Voici qu'apparaît l'entrée du camp de Sachsenhausen : grande bâtisse surmontée d'un toit. Au centre, une horloge. Sur la grille, nous lisons Arbeit macht frei. Les lourdes grilles de fer se ferment derrière nous. C'en est fini de notre liberté ! Le camp est entouré de miradors et de fils de fer barbelés et électrifiés. Les baraques sont groupées en rayon autour du demi-cercle de la place d'appel. Dans le fond, la cheminée du four crématoire. Devant les baraques, des parterres de fleurs bien entretenu mais les visages sont ravinés et hagards. On nous emmène dans différents bureaux où nous devons décliner nom, profession, religion. Puis, nous sommes déshabillés, douchés, tondus, fouillés. Tout signe extérieur, symbole de statut social, est éliminé. Dépouillés de nos vêtements, nous ne sommes plus que des corps nus, apparemment sans âme, ni personnalité. Nous ne sommes plus que des Stück, repérés par un matricule; le mien porte le numéro 97965. En fait, tout est organisé d'une manière scientifique. Il s'agit d'avilir l'homme dans sa dignité avant d'atteindre son être proprement dit. A chacun, on nous remet un pantalon, un gilet et un veston. Nous resterons pieds nus pendant 40 jours. "
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Retrouvez d'autres témoignages dans le livre Sans oublier nos frères.
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Mickaël Roussel 
35, rue du Grand Marais
62190 HAM-EN-ARTOIS (France)

Tel : 09 62 06 37 70
Tel : 06 05 16 91 39


Photo du haut : studio Odile & Jc Hecquet / 59480 La Bassée. Reproduction interdite.
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